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Après les violences qui ont suivi la victoire du PSG, des peines de prison prononcées : « Sommes-nous une société du chaos ? Non »

Après les violences qui ont suivi la victoire du PSG, des peines de prison prononcées : « Sommes-nous une société du chaos ? Non »

Ibrahima B., 20 ans, a été interpellé samedi 30 mai, peu avant minuit, Rond-Point des Champs-Elysées, à Paris. Des gendarmes mobiles l’ont vu tirer sur eux avec un mortier d’artifice, au milieu d’un attroupement d’une centaine de personnes. Un peu plus de trente-six heures après et à l’issue de sa garde à vue, le jeune homme apparaît, vêtu d’un maillot du Paris-Saint-Germain, dans le box des prévenus du tribunal judiciaire de Paris, l’une des trois mises à disposition ce lundi 1er juin de la 23e chambre correctionnelle – celle des comparutions immédiates, bien occupées par les affaires liées aux violences survenues dans la capitale après la victoire du Paris-Saint-Germain en Ligue des champions.

« Je n’ai pas visé les policiers, j’ai tiré en l’air pour fêter la victoire du PSG », jure d’une voix peu articulée Ibrahima B., né en Guinée en 2005 et arrivé à l’âge de 6 ans en France, pays dont il a acquis la nationalité. Les images de vidéosurveillance ne permettent pas d’y voir plus clair : l’ambiance était trop confuse. Ibrahima B. affirme qu’il ne savait pas que la détention et l’usage de ces engins explosifs, dont il a acheté une unité sur place, étaient interdits. Sur son casier, ce célibataire qui habite chez ses parents, dans le 15e arrondissement de Paris, compte deux petites condamnations, l’une pour trafic de stupéfiants, l’autre pour port d’arme illégal de catégorie D. Sans emploi, il devait effectuer ce lundi un « jour d’essai » dans un hôtel pour un travail de réceptionniste.

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