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Protection de l’enfance : les personnels ayant eu des comportements inappropriés à l’école seront inscrits sur une « liste noire »

Protection de l’enfance : les personnels ayant eu des comportements inappropriés à l’école seront inscrits sur une « liste noire »

Une mesure qu’il avait déjà évoquée en avril. Le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray, a confirmé mercredi 27 mai que les personnels ayant eu des comportements inappropriés avec des mineurs à l’école seraient désormais inscrits sur une liste noire, en présentant le projet de loi de protection de l’enfance.

« Ça veut dire que quand nous aurons évincé un agent public, un surveillant, etc. en raison de son comportement avec les mineurs, quand bien même il n’aurait pas été condamné, il sera inscrit sur une liste qui empêchera toute forme de réemploi au sein de l’école », a-t-il détaillé à la sortie du conseil des ministres.

« Nous réveiller collectivement (…) pour que les enfants soient entendus », a estimé de son côté Gérald Darmanin, interrogé sur les réquisitions du procureur du tribunal correctionnel de Paris prononcées la veille contre un animateur périscolaire, jugées trop clémentes par des parents de victimes.

« Je crois qu’effectivement, nous devons nous réveiller collectivement, notamment au ministère de la justice, pour que les enfants soient entendus, que les victimes soient au coeur du procès pénal et que ce ne soit pas l’auteur qui soit au coeur du procès pénal », a déclaré le garde des sceaux à l’issue duconseil des ministres, où il a présenté avec la ministre de la santé, Stéphanie Rist, un projet de loi sur la protection de l’enfance.

Mardi soir, trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique avec exécution immédiate, ont été requis contre un animateur pour agressions sexuelles sur des enfants d’une école maternelle parisienne, ce qui a suscité la déception de parents de victimes qui souhaitaient qu’un mandat de dépôt, c’est-à-dire une incarcération immédiate, soit réclamé à son encontre.

Interrogé sur ces réquisitions, le ministre de la justice a dit ne pas vouloir s’exprimer sur une affaire individuelle, mais souligné avoir déjà appelé « les procureurs de la République à une très grande sévérité ». « J’ai déjà eu l’occasion de dire à plusieurs reprises que nous traitons mal ces violences, nous n’écoutons pas assez la parole de l’enfant », a-t-il développé, estimant que le « MeToo de l’enfance » ne faisait que « commencer ».

« Je veux dire que oui, au ministère de la justice, nous devons faire notre révolution, pour que la parole de l’enfant soit non seulement entendue, mais que les peines soient à la hauteur du crime qui est de violer l’innocence d’un enfant », a-t-il encore dit.

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