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La justice française étend ses investigations sur la disparition des millions d’actions Hermès

La justice française étend ses investigations sur la disparition des millions d’actions Hermès

Près d’un an après le décès d’Eric Freymond, les juges français s’intéressent aux avocats suisses proches de ce gestionnaire de fortune qui, pendant trente ans, conseilla un héritier de la famille Hermès, Nicolas Puech. Ce dernier dit avoir été spolié des 6 millions d’actions, qu’il détenait au porteur – c’est-à-dire que l’identité des intermédiaires, et non celle des propriétaires des actions, est connue de l’entreprise –, au profit de LVMH. Il s’est constitué partie civile, en 2023, en déposant plainte pour abus de confiance à l’encontre de M. Freymond, dans la procédure ouverte en 2015 à la suite de la plainte d’Hermès pour faux et usage de faux par l’homme d’affaires suisse.

Trois ans plus tôt, en 2012, le groupe Hermès avait également déposé plainte pour délit d’initié et manipulation de cours, à la suite de l’annonce en octobre 2010 du groupe LVMH sur sa détention d’actions Hermès, sans avoir déclaré les franchissements de seuil requis auprès de l’Autorité des marchés financiers. Lors de son enquête, le gendarme de la Bourse avait établi la volonté du groupe LVMH de dissimuler son entrée progressive dans le capital d’Hermès, jusqu’à en détenir 23 %, et l’avait condamné à 8 millions d’euros d’amende en 2013. En 2014, les deux groupes ont signé un accord, sous l’égide du tribunal de commerce de Paris, mettant fin à ce différend et à toute procédure judiciaire. La même année, LVMH a revendu sa participation, empochant une plus value de 4 milliards d’euros.

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