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« Colony » : quand les zombies montent dans les tours

« Colony » : quand les zombies montent dans les tours

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

Depuis La Nuit des morts-vivants (1968), de George Romero (1940-2017), à la source d’une foisonnante mythologie horrifique, la figure du zombie a connu d’infinies variations, y compris parodiques. Avec Dernier train pour Busan (2016) et sa suite Peninsula (2020), le Sud-coréen Yeon Sang-ho fut pour sa part un artisan de l’accélération du zombie, qui, gagnant en férocité, en dynamisme, en hargne surtout, devenait avec lui une créature enragée. Prolifique cinéaste de genre, naviguant entre animation, plateformes et grand écran, il y revient une nouvelle fois avec Colony, à peine passé par le tremplin de la « Séance de minuit » à Cannes. Ici, l’invasion zombiesque s’enrichit d’un thème darwiniste, mais également d’une dimension convulsive peu explorée jusqu’alors.

Dans une haute tour d’affaires de Séoul, où se tient une conférence sur de nouvelles puces biotechnologiques, un ex-employé banni aux allures de geek tordu, Seo (Koo Kyo-hwan), lance une expérience à échelle humaine. Il diffuse un virus à mutation rapide qui se répand parmi les personnes présentes, les transformant en zombies furieux. Seo se déclare lui-même comme antidote aux autorités qui bouclent le périmètre. Kwon Se-jeong (Jun Ji-hyun), une biologiste venue sur place pour trouver du travail, prend la tête d’une petite faction de rescapés, s’abritant dans les boutiques du centre commercial au rez-de-chaussée. Il s’agira de s’élever jusqu’au sommet de la tour, face à des hordes ayant la propriété de se synchroniser collectivement.

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