Kultur

Au Kunstenfestivaldesarts, le spectacle brésilien « Historia do Olho » pulvérise les limites de la représentation

Au Kunstenfestivaldesarts, le spectacle brésilien « Historia do Olho » pulvérise les limites de la représentation

Au Kunstenfestivaldesarts, à Bruxelles, les propositions artistiques ne sont pas, ne sont jamais, dans les clous de la convention théâtrale. Raison pour laquelle cette manifestation, fondée en 1994, s’est imposée sur le plan international comme le lieu de ralliement de créateurs pluridisciplinaires à la pointe de la modernité. Parmi ceux-ci, l’Italien Romeo Castellucci qui, avec son compositeur surdoué Scott Gibbons, a investi un parking aérien avec un oratorio vivant, sensoriel, scandé par la frappe de longues chevelures sur des tuyaux dorés. Dispositif impressionnant dont la finalité laissait néanmoins un peu perplexe, To Carthage Then I Came sera passé par les murs du Kunsten sans égaler l’impact d’un autre projet, brésilien celui-ci. Janaina Leite, metteuse en scène originaire de Sao Paulo, et sa troupe, le Nucleo do Olho, ont pulvérisé, dans le sous-sol d’une vaste halle, les limites du représentable.

Présenté en France en 2025 au Festival « off » d’Avignon, Historia do Olho, spectacle inspiré par Histoire de l’œil (1928), le récit initiatique érotico-pornographique de Georges Bataille, arrive, jeudi 28 mai, à Paris, au Carreau du Temple, dans le cadre de Paris Globe (Festival artistique international) précédé d’une rumeur qui ne ment pas : il y a bien, au cours des près de trois heures (avec entracte) que dure cette représentation, des interprètes qui urinent sur le plateau, d’autres qui simulent des fellations ou des masturbations, une séquence de fist-fucking, ainsi qu’une autre de suspension d’un corps féminin par des attaches fixées aux seins et au vagin.

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