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A Paris, la gauche se divise sur l’attribution de l’organisation du marathon à un groupe lié à Vincent Bolloré

A Paris, la gauche se divise sur l’attribution de l’organisation du marathon à un groupe lié à Vincent Bolloré

Le maire de Paris, pourtant lui-même adepte de la course d’endurance, n’était pas présent pour cet ultime débat en Conseil de Paris, mercredi 20 mai au soir, visant à renouveler le contrat de concession pour l’organisation du marathon et du semi-marathon de Paris. Emmanuel Grégoire (Parti socialiste, PS) a laissé la gauche se diviser sur l’attribution de cette course mythique à un nouveau groupe, Cadence, dont fait partie Havas, qui appartient à la famille de Vincent Bolloré.

« Quand on est de gauche, on ne peut pas confier l’exploitation du marathon de Paris à des entités liées ou détenues par le groupe Bolloré », a tonné l’« insoumise » Sophia Chikirou, coprésidente du groupe du Nouveau Paris populaire (NPP), dénonçant une « fuite en avant dans la marchandisation du sport » et un « cadeau fait à un groupe dont la sincérité en matière d’écologie comme de fraternité est clairement remise en cause ».

Le choix de l’organisateur des quatre prochaines éditions de cette course, qui a réuni 66 000 participants en 2026, n’est pas le fait du maire lui-même ni de sa prédécesseure, Anne Hidalgo. C’est le résultat d’une procédure d’appel d’offres entamée en avril 2025 et à l’issue de laquelle le groupe Cadence a été jugé le meilleur selon trois critères établis par la direction de la jeunesse et des sports : la qualité du projet d’exploitation (moyens humains et logistique, inclusivité, politique tarifaire), de l’offre financière (redevance versée à la Ville, viabilité économique) et de la démarche environnementale (déchets, empreinte carbone).

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