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« Spider-Noir », sur Prime Video, chapeau mou et toile d’araignée

« Spider-Noir », sur Prime Video, chapeau mou et toile d’araignée

PRIME VIDEO – À LA DEMANDE – SÉRIE

PRIME VIDEO – À LA DEMANDE – SÉRIE

Dès ses débuts, il y a une plus d’une quarantaine d’années, Nicolas Cage a manifesté une vive propension à en faire trop. Souvent pour le meilleur (le boulanger manchot d’Eclair de lune, en 1988), parfois pour le pire (le motard spectral de Ghost Rider, 2007). Ces excès ont parfois obscurci l’étendue de son registre. Spider-Noir a pour mérite d’offrir à Cage un terrain de jeu qui l’autorise aussi bien à démontrer la maîtrise de son tempo comique qu’à nuancer (un mot qu’on utilise rarement à son propos) son jeu pour prêter à son personnage des émotions fugaces, moments de faiblesse.

Pourtant ce personnage n’est a priori qu’une silhouette : un hybride de Sam Spade et de Spider-Man, un privé sorti des romans de Dashiell Hammett ou de Raymond Chandler qui a eu le malheur de se faire mordre par une araignée. Inspiré d’une variation sur le thème de Spider-Man apparue en 2008 dans les comics Marvel, Spider-Noir imagine donc que, dans le New York des dernières années de la Prohibition, le détective privé Ben Reilly (Cage) coule de mornes journées depuis qu’il a échoué à sauver sa bien-aimée. Il aurait dû en être capable, doté de pouvoirs qui sont ceux de l’homme-araignée et d’un bagout qui vaut celui de Philip Marlowe.

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