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Mobilités professionnelles public-privé : des hauts fonctionnaires appellent à « ne plus voir le départ vers le privé comme une démission »

Mobilités professionnelles public-privé : des hauts fonctionnaires appellent à « ne plus voir le départ vers le privé comme une démission »

La contribution pourra être vue comme la participation des hauts fonctionnaires à la « revue stratégique » lancée par le ministère de l’action et des comptes publics sur l’avenir de la fonction publique. Pour le dernier numéro de sa revue La Jaune et la Rouge, l’association des anciens élèves et diplômés de l’Ecole polytechnique a sollicité des membres de Servir (l’association des anciens élèves de l’Ecole nationale d’administration et de l’Institut national du service public) ainsi que du G16 (le groupement des organisations de la haute fonction publique), afin de dresser un premier bilan de la réforme de l’encadrement supérieur de l’Etat engagée par Emmanuel Macron. « Un bilan sans concession mais responsable », y souligne François-Gilles Le Theule, coprésident de la commission « haute fonction publique » de Servir et vice-président de l’Union syndicale des administrateurs de l’Etat.

De la diversification de la haute administration à la dynamisation des parcours et carrières de ses membres, les objectifs affichés ont produit leurs premiers effets, saluent ces hauts fonctionnaires. Mais, pour concrétiser pleinement les ambitions initiales de la réforme, il reste encore beaucoup d’actions à mener. Un sujet retient notamment leur attention : les mobilités public-privé que la réforme entendait encourager et valoriser. Ces allers-retours, regrettent-ils, demeurent limités malgré les bénéfices qu’ils pourraient apporter tant aux agents, aux entreprises qu’à l’administration dans son ensemble.

Au-delà des contraintes déontologiques susceptibles de freiner ces allers-retours, les obstacles aux mobilités « sont avant tout dans les têtes », estime l’inspecteur général des finances Laurent Trupin. Hors de question pour autant pour ce haut fonctionnaire, passé par Carrefour et des cabinets de conseils, de « minimiser » les différences « structurantes » entre un secteur public où « prime l’intérêt général » et le privé « dont le but est le profit ». « Il faut néanmoins relativiser les différences censées constituer des barrières infranchissables », juge-t-il.

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