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Les enfants français abandonnés au Portugal ont été confiés à des membres de leur famille en France

Les enfants français abandonnés au Portugal ont été confiés à des membres de leur famille en France

Les deux petits garçons retrouvés seuls au bord d’une route du sud du Portugal, le 19 mai, ont été « confiés à des membres de leur famille » à leur retour en France vendredi, a annoncé, samedi 30 mai, le parquet de Colmar, où les enfants habitaient avec leur mère.

Le tribunal de Setubal, au Portugal, avait fait savoir vendredi que les enfants, âgés de quatre et cinq ans, étaient rentrés en France. « Ils ont été accompagnés depuis le Portugal par les services sociaux français et confiés à des membres de leur famille dans des conditions garantissant leur sécurité », a précisé le procureur de la République, Jean Richert, dans un communiqué. « Afin de préserver la sérénité de leur retour en France, aucun autre élément ne sera communiqué sur leur prise en charge », a-t-il ajouté.

Leur mère, âgée de 41 ans, a été placée en détention provisoire par la justice portugaise et mise en examen pour des faits de « mise en danger ou abandon », ainsi que son compagnon, un Français de 55 ans, qui est en outre accusé de « coups et blessures aggravés » sur l’un des deux garçonnets, a précisé le tribunal de Setubal.

Régime de visites surveillées

Les deux frères avaient été retrouvés le 19 mai par un automobiliste, assis en pleurs au bord de la route nationale reliant la ville d’Alcacer do Sal à la station balnéaire de Comporta, à une centaine de kilomètres au sud de Lisbonne. La mère et son compagnon avaient été arrêtés deux jours plus tard près de Fatima, dans le centre du pays.

Les autorités françaises recherchaient la mère et les enfants depuis le 11 mai, quand le père avait signalé leur disparition depuis Colmar, dans le Haut-Rhin. Les autorités portugaises avaient expliqué que les enfants résidaient habituellement avec leur mère et que leur père n’avait qu’un droit de visite « limité et supervisé ».

Le tribunal avait dans un premier temps annoncé que les autorités judiciaires françaises envisageaient de confier les enfants aux services d’aide sociale de Colmar, le temps de procéder à l’évaluation de membres de la famille ou de tiers, « compte tenu de la situation de la mère et du régime de visites surveillées et contrôlées du père ».

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