L’affaire Xenia Fedorova n’agite plus seulement le groupe Bolloré, mais aussi le sommet du pouvoir, qui tente de se dépêtrer d’un encombrant imbroglio politico-diplomatique. Car une question demeure : dans quelles conditions l’ex-dirigeante de Russia Today France, devenue chroniqueuse sur CNews, Europe 1, au JDNews, ressortissante russe, a-t-elle pu bénéficier d’un titre de séjour en France ?
Ces informations restent nimbées d’un épais mystère. Au Quai d’Orsay, comme au sein des services de l’Etat chargés de lutter contre les ingérences étrangères, la gêne est palpable. Le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a fini par qualifier vendredi 29 mai l’intéressée de « propagandiste patentée » qui « sert la soupe de Vladimir Poutine ».
Alors que le plus haut niveau de l’Etat exige de savoir comment la propagandiste russe du groupe de médias de droite Vivendi a vu son titre de séjour en France renouvelé en 2024, Xenia Fedorova commentait sévèrement dimanche 31 mai, en direct sur CNews, les « violences urbaines » qui ont entaché le triomphe du PSG en Ligue des champions – un mort, plus de 200 blessés, 780 interpellations : « En France, il y a des dégâts même quand c’est une victoire… »
Il vous reste 87.81% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.