Hauptnachrichten

Ces enseignants qui expérimentent l’intelligence artificielle en classe : « Je me sens comme un prof augmenté »

Ces enseignants qui expérimentent l’intelligence artificielle en classe : « Je me sens comme un prof augmenté »

Marie-Claude Pignol est arrivée à saturation des « copies ChatGPT standardisées » que lui rendaient ses élèves. Alors, cette professeure de français d’un lycée du Loiret a décidé de voir comment travailler avec les intelligences artificielles (IA) génératives, au point d’aider désormais ses élèves à réviser l’épreuve de français du bac avec ces outils. « L’IA peut être un formidable partenaire de révisions en générant de multiples questions sur le cours à partir d’un document élaboré en classe », relate-t-elle.

L’enseignante s’en sert aussi pour faire progresser les élèves en dissertation. Elle passe un sujet à la moulinette de plusieurs IA et les lycéens doivent expertiser les différentes propositions. « Le rapport critique à la production de l’IA permet d’enrichir la lecture de l’œuvre et de dépasser les remarques trop attendues. Cela leur fait prendre conscience que quel que soit l’outil, il faut repasser derrière », détaille l’enseignante convaincue.

Marie-Claude Pignol n’est plus un ovni dans l’éducation nationale. De plus en plus d’enseignants expérimentent ce que l’IA peut apporter à leurs enseignements. La France part de loin. En 2024, seuls 14 % des enseignants de collège ont déclaré avoir utilisé l’intelligence artificielle au cours de l’année contre 36 % en moyenne dans les pays de l’OCDE, selon une enquête de cette instance internationale publiée en décembre 2025. A Singapour ou aux Emirats arabes unis, cette proportion monte à 75 %.

Il vous reste 79.56% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Vielleicht verpasst