Chaque jour, les habitants de Bédoin, petite commune du Vaucluse située au pied du mont Ventoux, voient défiler les cyclistes venus se frotter aux quelque 20 kilomètres, particulièrement raides, menant en haut du « Géant de Provence ». Bon nombre s’y arrêtent pour jeter un dernier regard, empreint d’admiration et d’appréhension, vers cette montagne légendaire, avant de s’élancer. Plus de 10 000 amateurs y sont passés, jeudi 6 août, dans le cadre de l’Etape du Tour, course conçue pour faire vivre à tous l’expérience de la Grande Boucle.
Par ce versant, ils ont choisi le chemin le plus ardu pour rallier le sommet. Le même qu’empruntera le peloton du Tour de France Femmes, vendredi 7 août, lors de la septième étape de l’édition 2026. Au moment d’entamer la montée (15,7 kilomètres à 8,8 %), les coureuses auront déjà parcouru un peu plus de 120 kilomètres depuis La Voulte-sur-Rhône, à la frontière entre l’Ardèche et la Drôme, et gravi les cols de la Grande Limite (6,6 kilomètres à 5 %), du Colombier (3,2 kilomètres à 6,4 %) et de Suzette (3,9 kilomètres à 6,4 %).
« Le mont Ventoux, je trouve que c’est la plus belle ascension en France, mais aussi la plus compliquée. C’est ça qui a forgé son mythe, dans le pays autant qu’à l’international, explique Marion Rousse, la directrice de l’épreuve, quelques minutes avant de s’élancer pour une reconnaissance du parcours, fin mai. On essaie d’aller côtoyer les sommets les plus emblématiques, parce qu’on sait très bien que c’est là que l’histoire du Tour s’est écrite. »
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