« On est fous. Au secours ! » Telle fut la réaction, auprès du Monde, d’un salarié de la Fédération internationale de football (FIFA), mercredi 5 août, lorsque l’instance a publié, au sortir d’une réunion de crise à Rabat (Maroc), un communiqué afin d’assurer son président Gianni Infantino du « soutien entier » de son secrétaire général Mattias Grafström, et de « l’administration de la FIFA ». Et ce malgré le scandale planétaire suscité par le projet controversé du patron du ballon rond mondial, finalement abandonné le 1er août, de création d’une société commerciale ouverte aux investisseurs extérieurs.
Le 4 août, dans un e-mail envoyé aux employés de la FIFA, M. Grafström s’était pourtant clairement démarqué dudit projet et semblait avoir pris ses distances avec M. Infantino. « Les individus, les périodes d’instabilité et les épisodes malheureux passent. L’institution, sa mission et sa responsabilité envers le football mondial perdurent », y écrivait-il. Le changement de ton soudain du secrétaire général, le lendemain, a sidéré plusieurs membres du staff de l’organisation. « C’est dingue, je suis dégoûté », souffle ainsi un salarié, pris de vertige depuis le début de ce feuilleton à rebondissements.
Il vous reste 77.01% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.