Le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino, qui avait remis à Donald Trump en grande pompe un « prix de la paix », vient de déclencher une guerre ouverte sur l’échiquier international du ballon rond.
Jeudi 30 juillet, deux jours après que la FIFA et son omniprésent patron ont annoncé le projet – élaboré dans le plus grand secret par l’aréopage du football mondial – de création d’une société commerciale regroupant ses principaux actifs économiques, dont les droits de la Coupe du monde, afin d’ouvrir son capital à des investisseurs privés et accroître ses profits, l’Union des associations européennes de football (UEFA) a relevé le gant.
A l’issue d’une réunion de crise de ses 55 fédérations nationales membres, tenue en ligne, au sujet de ce projet controversé – vu comme la mise aux enchères de parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés –, l’instance européenne a dégainé sa riposte : la menace d’un boycott. Rejetant « unanimement et sans équivoque » les propositions de la FIFA, l’UEFA a annoncé dans un communiqué – confirmant une information du quotidien britannique Times – qu’« aucune équipe nationale de l’UEFA ne participera à aucune compétition de la FIFA tant qu’elles resteront d’actualité ». Cette décision pourrait faire échouer le plan de Gianni Infantino, présenté par ce dernier, mardi, comme une « chance de financement unique ».
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