Kriegschroniken

Plongée dans la Russie de Poutine, un pays qui se dévore lui-même

Plongée dans la Russie de Poutine, un pays qui se dévore lui-même

Livre. La Russie rend parano. Paul Gogo sait de quoi il parle. Correspondant à Moscou, notamment pour BFM-TV et Ouest-France, il a parcouru le pays depuis le début de sa guerre avec l’Ukraine en 2014. Un long périple qu’il vient de clore. Paul Gogo était le dernier journaliste à couvrir la Russie en free-lance, tous les autres « pigistes » ayant été expulsés plus ou moins directement au fil des ans.

Depuis 2022, l’« opération militaire spéciale » du Kremlin s’est doublée d’une opération policière en Russie même contre les voix critiques. Des dizaines de journalistes russes sont en prison, ou pire encore. Viktoria Rochtchyna, consœur ukrainienne à qui Paul Gogo dédie son livre Moscou Parano (éditions du Rocher, 208 pages, 18,90 euros), a été torturée à mort dans l’une des geôles du Kremlin.

« La Russie m’a appris la patience », confie Paul Gogo dès les premières pages de son récit. Fasciné par « ce pays riche peuplé de gens pauvres », il raconte ses reportages, vraie « plongée, brutale et mélancolique, dans les entrailles d’une puissance qui se dévore elle-même ». Cela passe notamment par Riazan, ville à quatre heures de route de Moscou où, au 14/16 de la rue Novossiolov, de mystérieux sacs de poudre blanche avaient été trouvés en septembre 1999. C’est le fameux « sucre de Riazan », l’un des premiers mensonges de l’ère Poutine, arrivé au pouvoir après une série d’explosions d’immeubles.

Il vous reste 56.94% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Vielleicht verpasst