L’Eglise de France a retenu son souffle jusqu’à presque minuit, lundi soir 1er juin, inquiète que le législateur ne touche à un élément central de sa théologie : le sacrement de la confession. Dans l’Assemblée était discutée la proposition de loi (PPL) visant à « protéger les enfants et lutter contre les violences en milieu scolaire », dite loi Bétharram, rédigée à l’issue des travaux de la commission d’enquête qui avait des mois durant tenté de comprendre comment de telles violences avaient pu être commises dans l’établissement du même nom.
Entre autres mesures, le texte prévoyait dans son article 9 de lever le secret professionnel qui protège la confession, obligeant ainsi les prêtres à dénoncer les crimes sexuels contre les mineurs dont ils auraient pris connaissance à ce moment précis.
Si les députés, en quête d’un compromis pour faire voter l’ensemble de la PPL avant minuit lundi, ont renoncé à cette levée du secret, les ecclésiastiques demeuraient, mardi encore, passablement inquiets. Impossible pour eux d’être soumis à une telle obligation en contradiction totale avec la théologie de l’Eglise.
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