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Comment est-on passé sous la barre des deux heures au marathon ?

Comment est-on passé sous la barre des deux heures au marathon ?

Courir 42,195 kilomètres en deux heures ou moins ne relève plus du rêve. Le 26 avril, lors de la 46e édition du marathon de Londres, cette frontière longtemps tenue pour presque infranchissable – comme la barre des 6 mètres au saut à la perche ou le seuil des 10 secondes sur 100 mètres en leur temps – s’est effacée sous les foulées du Kényan Sabastian Sawe, vainqueur en 1 h 59 min 30, et de l’Ethiopien Yomif Kejelcha, deuxième en 1 h 59 min 41, alors qu’il faisait ses débuts sur la distance. A Londres, un troisième homme, l’Ougandais Jacob Kiplimo, a également battu le record du monde du Kényan Kelvin Kiptum, 2 h 0 min 35, établi à Chicago en 2023. Et devant Buckingham Palace, quelques minutes plus tôt, l’Ethiopienne Tigist Assefa avait abaissé de neuf secondes la meilleure performance mondiale féminine sans lièvres (des meneurs d’allure), à 2 h 15 min 41.

Cette avalanche de records n’a pas surpris Emmanuel Roudolff Levisse, le meilleur marathonien français actuel, avec un temps de 2 h 5 min 58 à Paris, le 12 avril. « La course à pied est le sport le plus simple qui soit, explique-t-il. Quand on réunit les bonnes conditions [parcours sans dénivelé, température idéale et lièvres pour la course masculine à Londres], qu’on ajoute de la technologie à un entraînement adéquat chez des athlètes aux capacités physiques exceptionnelles, les temps s’améliorent. »

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