Un quasi-grand chelem. Sur les huit principaux syndicats, sept étaient représentés par leur plus haut responsable, mardi 2 juin, lors de la deuxième journée du congrès de la CGT au Parc des expositions de Tours. Réunir autant de têtes couronnées pour une telle occasion est exceptionnel. Les organisations concernées cherchent ainsi à mettre en évidence leur volonté de poursuivre les actions communes qu’elles ont commencé à engager pendant l’été 2022, en amont de la mobilisation contre la réforme des retraites.
Frédéric Souillot, le patron de Force ouvrière (FO), est le seul numéro 1 à ne pas s’être déplacé dans le chef-lieu d’Indre-et-Loire, car il y a un usage bien établi dans sa confédération : elle n’invite pas à ses congrès les dirigeants des autres « maisons » et s’abstient de se rendre aux leurs. Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT, a donc reçu la visite, mardi après-midi, de ses homologues de la CFDT, de la CFE-CGC, de la CFTC, de la FSU, de Solidaires et de l’UNSA. Une satisfaction pour celle qui, depuis des mois, insiste sur la nécessité de privilégier le collectif. Elle l’a d’ailleurs réaffirmé, lundi, en ouverture du congrès, en répétant que « l’unité » est l’un des « ingrédients » indispensables pour préparer des « victoires » – avec des références au Front populaire de 1936, au mouvement social de 1995, aux manifestations, en 2006, contre le contrat première embauche, etc.
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