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Une enquête ouverte après la prise à partie du fondateur du média identitaire « Frontières » dans le Morbihan

Une enquête ouverte après la prise à partie du fondateur du média identitaire « Frontières » dans le Morbihan

Une enquête a été ouverte après la prise à partie par plusieurs personnes d’Erik Tegnér, directeur du média identitaire Frontières, dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 août, sur l’île de Groix (Morbihan), a confirmé le parquet de Lorient, vendredi.

« Une procédure de flagrance est ouverte des chefs de violences sans incapacité de travail en réunion et est confiée à la brigade de recherches de Lorient », écrit la procureure de la République de Lorient, Laetitia Mirande. Erik Tegnér a porté plainte, ajoute-t-elle. De nombreux témoins doivent être auditionnés. Aucun auteur n’a été « identifié ou désigné » et il n’y a pas eu d’interpellation, a précisé la magistrate.

M. Tegnér avait dénoncé, jeudi, sur les réseaux sociaux une agression par des militants « antifascistes ». Selon le parquet, la gendarmerie a été contactée peu avant 3 heures, jeudi, par Erik Tegnér « afin d’intervenir pour une rixe en cours à Port-Tudy ». « Rapidement sur place, les gendarmes constataient le fait que le port était rempli d’une foule estimée entre 100 et 150 personnes disséminées en petits groupes dans une ambiance animée mais calme », continue la procureure.

Des vidéos transmises

M. Tegnér « ayant regagné son bateau en paddle en raison de la pression d’une partie de la foule, il était contacté et accompagné immédiatement à la gendarmerie ». « L’intéressé ne souhaitait dans un premier temps pas déposer plainte. Il se montrait inadapté dans ses échanges avec les opérateurs police et gendarmerie », explique la procureure. « Il indiquait avoir passé la soirée dans un bar avec des amis, avoir été reconnu, avoir été invectivé et insulté par une foule croissante et repoussé vers le port afin de regagner son bateau amarré non loin. Il ne présentait aucune trace de blessures », selon la procureure.

Recontacté ensuite par la gendarmerie, M. Tegnér a notamment déclaré avoir été « poussé par quatre individus agressifs » et a transmis les vidéos prises au moment des faits.

Le vice-président du RN, Sébastien Chenu, a dit, sur X, apporter à Erik Tegnér tout son « soutien et celui de milliers de patriotes scandalisés par la violence de cette extrême gauche ».

Le fondateur de Frontières a été condamné, le 18 juin, par le tribunal correctionnel de Bobigny à six mois de prison avec sursis pour avoir divulgué les données d’avocats spécialisés en droit migratoire.

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