Si cette cinquième édition du Tour de France Femmes avait été une pièce de théâtre, son metteur en scène n’aurait peut-être pas osé y inclure autant de rebondissements. A la veille de la neuvième et dernière étape – elle se tient dimanche 9 août –, Demi Vollering (FDJ United-Suez) a ajouté un nouvel acte à la dramaturgie qui entoure cette Grande Boucle, en s’imposant à Nice sur la promenade des Anglais ; le même jour, la tenante du titre, Pauline Ferrand-Prévot, a jeté l’éponge avant même le dénouement de la course.
Non contente de décrocher sa deuxième victoire sur ce Tour après son succès à Belleville-en-Beaujolais (Rhône) lors de la cinquième étape, la Néerlandaise a surtout ravi le maillot jaune à Katarzyna Niewiadoma (Canyon-SRAM)… pour huit petites secondes. Sur la ligne d’arrivée, qu’elle a franchie à la troisième place derrière l’Italienne Elisa Longo-Borghini (UAE Team L’IMAD), la déception de la Polonaise contrastait avec le large sourire qu’elle affichait, vendredi, au sortir de son succès au sommet du mont Ventoux.
« J’ai tout donné mais ce n’était pas assez aujourd’hui », confiait à une de ses coéquipières la lauréate de l’édition 2024 de la Grande Boucle. Cette dernière était encore visiblement énervée par le comportement de la championne de France, Célia Gery (FDJ United-Suez), qu’elle accusait de lui avoir barré la route au pied de la dernière difficulté du jour. Lors de l’ultime étape, la coureuse de 31 ans devra donc partir en chasse pour rattraper ses huit secondes de retard sur sa rivale néerlandaise de 29 ans, déjà vainqueure du classement général en 2023.
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