Depuis qu’il dirige la ligue professionnelle espagnole de football (Liga), en 2013, Javier Tebas est souvent offensif. Après avoir annoncé, jeudi, que la Liga changeait de diffuseur en France, quittant BeIN Sports et la télévision linéaire pour les plateformes numériques DAZN et Disney +, le patron du football espagnol dresse un constat sans appel, dans un entretien au Monde donné mercredi 5 août, sur la situation à la Fédération internationale de football (FIFA), après le scandale planétaire suscité par le projet controversé de Gianni Infantino, finalement abandonné le 1er août, de création d’une société commerciale ouverte aux investisseurs extérieurs.
Avec l’épisode « FIFA Forward Enterprise », projet élaboré en secret à la FIFA, la gouvernance du football revient au centre des débats. Etes-vous surpris par la situation actuelle, vous qui critiquez depuis longtemps le fonctionnement de la FIFA ?
Ce qui se passe ne me surprend pas. Ce qui me surprend, c’est la réaction de nombreuses personnes restées silencieuses pendant des années. Cet épisode n’est que la partie émergée de ce qui se passe dans une institution, la FIFA, mais aussi plus généralement dans le football, où il n’existe pas de véritables politiques de gouvernance. Et le problème ne se borne pas à une personne : il concerne tout un système. Car l’ancien système peut persister, même avec des personnes différentes. Espérons que ça change réellement, qu’un nouveau dirigeant arrive et qu’une nouvelle gouvernance soit instaurée à la FIFA.
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