A l’entrée de la Medina de Fès (Maroc), la place Bab Boujloud s’est transformée, samedi 4 juillet, en une immense fan zone. Ils étaient près de 10 000 à s’y masser pour suivre le huitième de finale de la Coupe du monde entre le Maroc et le Canada, devant des écrans géants installés pour l’occasion.
Dès 16 heures, bien avant le coup d’envoi, les premiers supporteurs avaient commencé à affluer, sans se laisser décourager par le soleil écrasant et les 41 °C encore affichés en fin d’après-midi. Peu à peu, une vague rouge et verte a envahi la place. Drapeaux noués autour du cou, joues peintes, enfants perchés sur les épaules des adultes, la foule s’est densifiée au fil des heures.
A Fès, comme ailleurs dans le royaume, le football est une affaire sérieuse, une passion qui traverse les générations et les milieux sociaux. Le Mondial 2026 en offre une nouvelle démonstration.
Dès les premières minutes de jeu, chaque action des Lions de l’Atlas déclenche une vibration collective, et la foule se lève comme un seul homme. Lorsque le Maroc ouvre enfin le score grâce à Azzedine Ounahi (50e), après une première période difficile, Boujloud explose. Les supporteurs se serrent dans les bras, les enfants hurlent, et des groupes traditionnels jouent de la musique.
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