Actualités principales

Manifestations du 17 octobre : devant la commission d’enquête parlementaire, les commerçants disent avoir été « totalement abandonnés et sacrifiés »

Manifestations du 17 octobre : devant la commission d’enquête parlementaire, les commerçants disent avoir été « totalement abandonnés et sacrifiés »

Leurs témoignages se sont enchaînés pendant plusieurs heures, poignants pour la plupart, leurs voix encore émues masquant difficilement une colère toujours très présente, presque trois semaines après les événements. La commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale a entendu, mercredi 4 novembre, plusieurs représentants d’associations de commerçants à Paris, Lyon, Marseille ou Bordeaux, tous victimes de pillages et de dégradations lors de la journée de manifestation du 17 octobre. Plus de 3 000 boutiques et enseignes ont été attaquées ou vandalisées ce jour-là dans les grandes villes du pays, pour un coût global direct chiffré pour l’instant à plus de 600 millions d’euros.

Devant les députés, tous ont raconté leur solitude et leur détresse pendant de longues heures tout au long de cette journée, parfois jusque tard dans la nuit. Ils ont dit surtout leur incompréhension devant l’absence ou la non-intervention la plupart du temps des forces de l’ordre face aux groupes de délinquants qui attaquaient leurs enseignes. « Nous avons été totalement abandonnés et sacrifiés », a résumé Denis Geffrault, qui préside l’Association des commerçants de la rue du Château-d’Eau, située près de la place de la République, à Paris, où plusieurs pillages ont eu lieu. « Je soutiens la mobilisation des lycéens et les manifestations contre la vie chère, mais nous n’avons pas été protégés. »

Il vous reste 69.84% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Vous avez peut-être manqué