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Manifestation du 5 novembre à Paris : le parcours proposé par la Préfecture entre République et Nation validé par le tribunal administratif

Manifestation du 5 novembre à Paris : le parcours proposé par la Préfecture entre République et Nation validé par le tribunal administratif

Le tribunal administratif de Paris a validé, mercredi 4 novembre, le parcours proposé par la Préfecture de police (PP) pour la manifestation prévue jeudi dans la capitale, dans le cadre de l’appel national à la grève pour les salaires et l’emploi.

Saisi par les organisations syndicales, qui contestaient l’interdiction de leur itinéraire initial entre les places de la Bastille et de la Concorde, le tribunal a estimé que « la proposition d’un itinéraire alternatif entre les places de la République et de la Nation (…) n’est ni inadaptée ni disproportionnée et ne porte pas davantage une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquées », selon une décision consultée par l’Agence France-Presse (AFP).

« La manifestation pourra se tenir le 5 novembre, de 14 heures à 19 heures entre la place de la République et la place de la Nation, en empruntant le boulevard Voltaire », précise la PP dans un arrêté publié mercredi.

Annoncée début octobre, cette journée doit rassembler salariés du privé, du public et retraités mais aussi lycéens et étudiants mobilisés depuis des semaines. Dans son arrêté, la PP invoque, pour justifier sa décision, les « impératifs de l’ordre public et la nécessité de prévenir les débordements et les exactions ». La Préfecture a aussi interdit, dans un arrêté distinct, une manifestation déposée au nom du syndicat des « gilets jaunes » à proximité du palais de l’Elysée, dans le 8e arrondissement de Paris.

La mobilisation du 5 novembre « intervient dans un contexte social extrêmement tendu marqué notamment par les émeutes urbaines survenues dans la capitale » le 17 octobre, explique-t-elle, notant un « risque particulier et grave d’atteinte aux institutions publiques ».

« Contexte sécuritaire »

Le tracé proposé par les représentants de l’Union régionale Ile-de-France de la CGT « cheminerait aux abords de sites institutionnels », notamment de l’Assemblée nationale, souligne encore la PP, estimant que « les lieux de pouvoirs de même que les artères commerçantes le long du parcours sont susceptibles d’être l’objet d’exactions de la part de mouvances contestataires les plus radicales ou de casseurs opportunistes ».

« Ce qui nous surprend, c’est que la Préfecture de police argumente son refus de notre parcours Bastille-Concorde sur le contexte sécuritaire et nous impose un parcours alternatif qu’elle nous a refusés il y a quinze jours pour des raisons de sécurité », s’est étonné auprès de l’AFP Vincent Gautheron, secrétaire général de l’union régionale CGT Ile-de-France.

L’intersyndicale appelait depuis plusieurs jours à une réponse de la part de la PP à leur déclaration, déposée dès le 21 octobre. « Ce n’est pas sérieux de travailler dans ces conditions-là. On a besoin d’avoir les parcours à l’avance pour pouvoir les sécuriser, notamment avec la Mairie de Paris », avait déploré, lundi, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, sur France 2.

Depuis les pillages qui ont eu lieu en marge de la manifestation du 17 octobre, la Préfecture de police de Paris a refusé aux manifestants de déambuler samedi 31 octobre et le précédent au cœur de la capitale, n’autorisant que des parcours en lisière de la capitale.

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