« Il n’y a aucune opposition au PRG [Parti radical de gauche], mais un regard et une approche nouvelle de ces valeurs que nous partageons. » En lançant, le 22 octobre, l’Union humaniste et républicaine d’Occitanie (UHROC), son président, Laurent Chérubin, entend « relever le flambeau » des radicaux de gauche, tout en restant dans le parti. Le maire de Labège (Haute-Garonne) et vice-président de la communauté de communes Sicoval prend la présidence du mouvement, alors que Didier Codorniou, maire de Gruissan (Aude) et vice-président de la région Occitanie, en devient vice-président. « Parce que la famille radicale a presque disparu de la scène nationale : peu de représentation, peu de présence médiatique, des structures fragilisées », ajoute Laurent Chérubin. L’initiative a été impulsée par Jean-Michel Baylet, qui présida le PRG entre 1996 et 2016.
Toujours propriétaire du groupe La Dépêche du Midi, plusieurs fois ministres et sénateur sous des gouvernements socialistes, à près de 80 ans, le symbole de la « gauche cassoulet » a réuni ses proches « qui connaissent le terrain et doivent reprendre la parole ». Le mouvement, qui entend surtout préparer les échéances électorales de 2028 – les départementales et régionales –, se structure à ce jour autour d’une dizaine d’élus de la région Occitanie, dont la plupart sont présidents départementaux du PRG. Selon Alain Baute, porte-parole du mouvement et ancien directeur général de La Dépêche du Midi, « il ne s’agit pas d’une scission mais d’incarner à nouveau la parole et la pensée de la longue histoire du radicalisme de gauche. Nous sommes absents de la scène régionale et nationale », estime-t-il.
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