A la fin de la seconde guerre mondiale s’affirmèrent, dans la production cinématographique italienne, deux tendances, a priori antagonistes. Il y eut ceux pour qui la caméra devait témoigner de la réalité d’un monde en ruine, sans manipulation. Montrer le présent et la réalité visible constituera le projet de ce que l’on a appelé le néoréalisme, un évènement considérable sonnant la naissance d’une forme de modernité. Vittorio De Sica (1901-1974), Roberto Rossellini (1906-1977), Luchino Visconti (1906-1976) entrèrent ainsi dans l’histoire du cinéma.
Un autre courant resta fidèle à un projet tourné vers l’imaginaire et la fantaisie, la reconstitution historique et l’adaptation littéraire. Riccardo Freda (1909-1999) fera partie de ce mouvement. N’ayant pas de mots assez durs pour le réalisme cinématographique, il choisira la voie du divertissement feuilletonesque. Films de cape et d’épée, adaptations littéraires (dont une splendide transposition des Misérables en 1948, L’Evadé du bagne), mélodrames, péplums. Il signera le premier film italien d’horreur en 1957 avec Les Vampires, qui sera un échec. Trop tôt.
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