Crise après crise, le discours sur l’incapacité de l’Etat à remplir ses missions les plus élémentaires gagne en crédit. Le premier ministre, Sébastien Lecornu, l’a mesuré une nouvelle fois, lundi 17 août, lors de son déplacement en Gironde, près d’un mois après les premiers départs de feu qui ont ravagé 42 000 hectares dans le département.
Six ministres, une armada d’élus locaux et de hauts fonctionnaires réunis autour du locataire de Matignon n’auront pas suffi à rassurer des habitants en colère, rongés par la peur du lendemain et traumatisés par la perte de leurs biens et de leur situation d’avant la catastrophe. Hué au cours de sa visite, entre la commune sinistrée du Porge et Mérignac, près de Bordeaux, Sébastien Lecornu a défendu sa méthode « à l’ancienne », privilégiant la concertation avec les élus loin des caméras.
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