Politique

Aux Journées internationales de Corte, le jeu en miroir des indépendantistes avec le FLNC sur le peuple corse

Aux Journées internationales de Corte, le jeu en miroir des indépendantistes avec le FLNC sur le peuple corse

Si les indépendantistes corses du parti Nazione étaient dans les ordres, ils auraient sans doute été jésuites, tant leur discours excelle en casuistique, cet art de surmonter les cas de conscience, quitte à formuler des paradoxes.

Dimanche, lors du meeting de clôture des 44es Ghjurnate Internaziunale (Journées internationales) de Corte (Haute-Corse) – elles ont réuni, samedi 8 et dimanche 9 août, sous la bannière de la « résistance commune contre le colonialisme » des délégations bretonne, catalane, comoro-mahoraise, kabyle, kanak, guadeloupéenne, martiniquaise, sarde, sicilienne –, les cadres de Nazione ont donc affronté leurs contradictions.

A la tribune, devant un public de 400 personnes, l’ancien président de l’Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni dresse un réquisitoire contre l’« appareil politico-administratif français », incriminant cette « haine » pour les Corses émanant de l’« élite parisienne centralisatrice ». Mais la salve la plus acerbe est réservée aux autonomistes en particulier et aux artisans du « processus de Beauvau ». Une première mouture du projet de loi constitutionnelle pour une Corse autonome au sein de la République, votée par les députés le 24 juin et consacrant le pouvoir normatif de la collectivité de Corse, doit revenir devant le Sénat le 21 octobre. Le texte, qui spécifie son « insularité méditerranéenne » et sa « communauté historique, linguistique, culturelle ayant développé un lien singulier avec sa terre » ne pourra être validé par les trois cinquièmes des parlementaires du Congrès que s’il est voté dans les mêmes termes par les deux chambres.

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