Une semaine après l’élection, le 27 juin, de Philippe Candeloro à la présidence de la Fédération des sports de glace (FFSG), la présidente sortante, Gwenaëlle Noury, a déposé un recours pour contester la régularité du scrutin, a-t-elle annoncé samedi 4 juillet à l’Agence France-Presse (AFP).
« Cette saisine [de la commission de surveillance des opérations électorales] vise à faire vérifier la régularité des opérations de vote en raison d’incohérences relevées dans les résultats publiés, susceptibles d’affecter l’exactitude des chiffres annoncés », a-t-elle précisé dans un communiqué.
Selon les résultats publiés, l’ancien patineur artistique aux deux médailles olympiques devenu consultant sportif à la télévision, a récolté 51,35 % des suffrages au deuxième tour face à la présidente sortante Gwenaëlle Noury. Cette dernière est quant à elle créditée de 46,77 % des votes, ce qui donne un total de 98,12 %.
Système de vote électronique
« Aucune explication publique n’a, à ce stade, été apportée concernant l’écart restant », insiste Gwenaëlle Noury. « Les chiffres affichés concernant le nombre de voix apparaissent également incohérents, que les bulletins blancs soient ou non pris en compte. » Au nombre de voix, Philippe Candeloro a devancé la présidente sortante de moins de 50 votes (493 contre 449), tandis que 23 votes blancs ont été recensés.
« Ces éléments conduisent à s’interroger sur le fonctionnement du système de vote électronique utilisé lors de cette assemblée générale », ajoute-t-elle. « La saisine déposée auprès de la commission vise exclusivement à permettre un examen indépendant de ces éléments et à apporter les éclaircissements nécessaires sur les résultats publiés. »
Philippe Candeloro, également connu pour des propos sexistes prononcés lors des Jeux olympiques de Sotchi, en 2014, avait annoncé sa candidature à la tête de la FFSG au mois de janvier. Il disait vouloir « la développer à la manière d’une entreprise », la faire évoluer « via le commerce » et rouvrir et construire des patinoires en France.