Les championnats d’Europe de natation à Paris, qui se déroulent dans la capitale française et à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) du 31 juillet au 16 août, viennent de connaître leurs premiers remous. Après deux jours de compétition dans la Seine, jusque-là sans fausse note, les nageurs en eau libre ont vu leur séance d’entraînement annulée, jeudi 6 août, du fait de « traces d’hydrocarbures à la surface de l’eau, en amont du site de compétition », près du pont de Bir-Hakeim, dans le 15e arrondissement de Paris.
Alors qu’ils s’apprêtent à faire leur entrée en lice, vendredi, au pied de la tour Eiffel, les plongeurs de haut vol ont également vu leur deuxième séance préparatoire être rabotée. Par « mesure de précaution », les dispositifs de surveillance et d’analyse de la Comission de suivi de la qualité de l’eau ont été déclenchés dans l’après-midi, après l’identification du composé.
Sur le site sportif éphémère, la brigade fluviale et les sapeurs-pompiers de Paris ont érigé une barrière flottante, et entrepris les débuts d’une opération de nettoyage, à la surface du fleuve. Aux Jeux olympiques (JO) de Paris 2024, l’épreuve masculine de triathlon avait été reportée d’une journée, également en raison de la qualité hydrique, alors jugée « insuffisante ».
Un report de la compétition – possible grâce au jour de contingence prévu le dimanche, mais seulement pour les plongeurs – n’est à ce jour pas au programme, et des mesures de sécurisation du site ont été mises en œuvre, afin « que la suite de la compétition puisse se dérouler conformément au planning initial ».
Au sortir d’une séance d’entraînement, dimanche 2 août, le nageur britannique Hector Pardoe, déjà présent lors des épreuves d’eau libre aux JO de Paris, avait pourtant publiquement partagé un ressenti plus positif que deux ans auparavant : « Une chose m’a frappé d’emblée… L’eau de la Seine a sans aucun doute un meilleur goût qu’en 2024. »