« Moi je veux mourir sur scène. Devant les projecteurs. » La sono crache la chanson de Dalida, en version survitaminée, et Marine Le Pen, assise depuis cinq bonnes minutes, cigarette électronique au bord des lèvres, regarde Jordan Bardella finir une tournée de selfies. Dans le fief mariniste du Pas-de-Calais, le binôme s’est offert, samedi 4 juillet, un dernier tour de piste avant la décision de justice qui pourrait justement signer l’arrêt momentané de la vie politique de Mme Le Pen, sinon sa fin, en fonction des circonstances futures.
Sur scène, elle fait d’abord « comme si », évoque l’état de la France – catastrophique, selon elle –, les successeurs putatifs d’Emmanuel Macron, puis en arrive à l’essentiel, à savoir l’après-midi du mardi 7 juillet. Le ton est sans commune mesure avec la charge menée contre les magistrats il y a quinze mois, après la décision de première instance la concernant. L’indignation outrancière n’avait pas produit d’effet politique, et, ce 4 juillet à Liévin, les militants interrogés ne crient pas à l’injustice.
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