Politique

Le parquet de Paris se saisit des soupçons d’ingérence russes ayant ciblé Gabriel Attal et Edouard Philippe

Le parquet de Paris se saisit des soupçons d’ingérence russes ayant ciblé Gabriel Attal et Edouard Philippe

La section protection des libertés fondamentales du parquet de Paris a fait savoir à l’Agence France-Presse (AFP), mardi 18 août, se « saisir d’initiative » des soupçons d’ingérence russe ayant ciblé, au début du mois, Edouard Philippe et Gabriel Attal.

Une série d’opérations de déstabilisation, attribuées à des réseaux prorusses, avaient pris pour cibles les deux candidats à l’élection présidentielle : Edouard Philippe a été calomnié à propos de son état de santé, et Gabriel Attal a notamment été présenté comme potentiellement atteint de la maladie de Parkinson.

Au début d’août, le parquet parisien avait déjà fait savoir qu’il s’était également saisi des mêmes faits présumés concernant Raphaël Glucksmann, probable candidat à la présidentielle, qui avait, quant à lui, été diffamé à travers sa compagne, la journaliste Léa Salamé.

Les autorités ont fait savoir à l’AFP que « pour les trois personnalités évoquées », la section AC2 protection des libertés fondamentales s’était « saisie d’initiative (…) avant même réception des plaintes, adressées au parquet ».

Opérations peu visibles

Gabriel Attal, secrétaire général du parti Renaissance et ancien premier ministre, avait porté plainte le 7 août pour « ingérence étrangère » en « provenance de réseaux russes », avaient expliqué ses avocats, Sacha Ghozlan et Lucas Veil, à l’AFP.

De son côté, Raphaël Glucksmann avait annoncé le 12 août avoir porté plainte. « Il est fondamental de dire cette chose simple : nous ne pouvons pas laisser la Russie de Vladimir Poutine manipuler l’élection existentielle pour le peuple français qu’est l’élection présidentielle de 2027 », avait lancé le responsable de Place publique lors d’un déplacement dans l’Aude.

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