Une enquête pour provocation à la haine raciale a été ouverte sur un salon de discussions sur X dont des usagers incitent à « reconquérir le territoire », en commençant par « franciser et annuler l’islamisation » d’un « petit quartier », ou préconisent « empoisonnement, mitraillage, sulfatage », a annoncé, mardi 27 octobre, le parquet de Paris à l’Agence France-Presse (AFP).
Des messages vocaux tels que « Ce n’est pas le pays des bougnoules », « Il faut profiter des prières de rue, ils sont tous réunis » ou « Il va falloir tuer beaucoup de monde » y circulent, sous le thème « L’heure est à l’action face à la violence des islamo-collabos-antifa ».
« Appel aux meurtres, incitation à la haine raciale, propos racistes : je saisis immédiatement la procureure de la République de Paris », avait écrit ce week-end sur le réseau social X le député La France insoumise Thomas Portes.
Les investigations confiées à la brigade criminelle
Le parquet a annoncé s’être « saisi des publications évoquées » et avoir confié à la brigade criminelle une enquête concernant ce salon de discussions en direct. Les investigations sont ouvertes pour « provocation publique à la haine ou à la violence, à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou non appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ».
Il est aussi question de « provocation directe à un acte de terrorisme commise au moyen d’un service de communication au public en ligne » et de « provocation publique et directe non suivie d’effet à commettre l’un des crimes et délits portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ». L’enquête porte aussi sur une « provocation publique et directe non suivie d’effet à commettre une des atteintes volontaires à la vie ou à l’intégrité de la personne ».
Cette enquête a été ouverte alors que le parquet antiterroriste s’est saisi, vendredi, de l’attentat raciste qui a fait un mort et cinq blessés à Trappes et à La Verrière (Yvelines).