Politique

Restrictions budgétaires : le plan d’investissement France 2030 va être étalé sur deux à trois ans de plus

Restrictions budgétaires : le plan d’investissement France 2030 va être étalé sur deux à trois ans de plus

Les réunions s’enchaînent. Les coups de téléphone. Les coups de pression. En pleine trêve estivale, le plan d’investissement France 2030 se trouve au cœur d’intenses tractations et de luttes d’influence. « Mon portable n’arrête pas de sonner », constate Bruno Bonnell, l’ancien entrepreneur puis ex-député macroniste du Rhône qui l’orchestre pour le compte de Matignon.

En jeu, l’avenir de cet énorme programme lancé par Emmanuel Macron en 2021, et qui vise notamment à investir dans de petits réacteurs nucléaires, inventer le « premier avion bas carbone » ou encore « innover pour une alimentation saine ». Victime de restrictions budgétaires côté public comme de vicissitudes côté entreprises privées, le plan est en grande restructuration. Il va être étalé sur plusieurs années supplémentaires. Ses priorités vont bouger. De quoi susciter espoirs et inquiétudes, en attendant les arbitrages finaux.

Une certitude : l’enveloppe de 54 milliards d’euros de fonds publics ne sera pas dépensée dans les temps. Initialement, tout l’argent devait être engagé en cinq ans, de 2022 à 2027, pour porter ses fruits à partir de 2030, l’année de référence retenue par le président de la République. En réalité, « il faut compter au minimum deux à trois ans de plus », confie au Monde Bruno Bonnell. La mise en œuvre de France 2030 devrait ainsi s’étendre sur sept ou huit ans, voire davantage. Ce sera plutôt France 2032 ou 2033…

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