Politique

Présidentielle 2027 : Gérald Darmanin rejette lui aussi la primaire voulue par Gabriel Attal et appelle à se rassembler derrière Edouard Philippe

Présidentielle 2027 : Gérald Darmanin rejette lui aussi la primaire voulue par Gabriel Attal et appelle à se rassembler derrière Edouard Philippe

Le ministre de la justice et soutien d’Edouard Philippe (Horizons) rejette l’organisation d’une primaire du centre et de la droite proposée par Gabriel Attal, candidat Renaissance, qui l’estime quant à lui « inéluctable ». « Il faut se rassembler derrière Edouard Philippe », plaide sur BFM-TV et RMC, mardi 3 novembre, le garde des sceaux, qui a été de tous les gouvernements des deux quinquennats d’Emmanuel Macron, excepté sous Michel Barnier.

Encore au début de l’année, Gérald Darmanin appelait à une primaire. « Il faut qu’on ait une primaire de la droite et du centre qui doit se dérouler, je l’espère, avant Noël. (…) Parce que si on n’a pas un seul candidat, non seulement on va perdre la présidentielle, mais en plus on ne sera même pas au second tour », déclarait-il à Franceinfo en février.

Neuf mois plus tard, il déclare : « On est à deux cents jours de l’élection présidentielle, on n’a plus le temps (…). D’un côté, il y a Edouard Philippe qui est en danger pour être au second tour, mais enfin, il fait entre 15 et 17 %. Et de l’autre, si je prends Monsieur Attal, que je respecte, il est entre 4 et 5 % (…) Je trouve ça étonnant de ne pas aider quelqu’un qui fait entre 16 et 17 %. »

Gérald Darmanin appelle Bruno Retailleau (Les Républicains) et Gabriel Attal à « donne[r] les cinq ou six points aux sept points [programmatiques] auquel[s] ils tien[nen]t particulièrement » afin d’avoir une discussion avec le maire du Havre. « Est-ce que le discours d’Edouard Philippe représente la droite sociale telle que moi je la vis ? La réponse est non. Je pense qu’il y a encore beaucoup de choses à faire pour écouter socialement les Français (…). Mais pour pouvoir influencer le candidat encore faut-il le soutenir. »

Un second tour Le Pen-Mélenchon serait un « cataclysme » pour Gabriel Attal

Opposé depuis des mois à ce mode de départage, Edouard Philippe avait de nouveau écarté dimanche « une primaire de la division » et de la « confusion », quelques jours après la proposition lancée par son concurrent du centre et de la droite. Au mois de février, le maire du Havre avait invité ses rivaux à prendre leurs « responsabilités », laissant entendre qu’il le ferait lui-même : « Si les Français ont décidément envie de passer à autre chose. Eh bien, écoutez, j’en tirerai les conséquences. »

« La division, ce n’est pas la primaire », lui a rétorqué Gabriel Attal. « La division, c’est d’arriver à cinq au premier tour » de la présidentielle. « Le cataclysme que constituerait ce deuxième tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen est bien plus grave que des différences qui peuvent exister entre moi et d’autres candidats », a-t-il ajouté.

Selon lui, « les désistements et les négociations de désistement en arrière-boutique » sont « ce qui dégoûte les Français ». Quand un candidat est testé seul dans les sondages dans l’immédiat, « il n’est même pas au deuxième tour, que ce soit Edouard Philippe ou que ce soit moi », a-t-il insisté.

Le patron du MoDem, François Bayrou, et le président de l’Association des maires de France, David Lisnard, appellent également à l’organisation d’une primaire du centre et de la droite. Bruno Retailleau n’y est pas défavorable mais met des conditions sur la définition du périmètre.

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