Politique

Présidentielle 2027 : après sa proposition d’une primaire aux contours flous, Gabriel Attal cible le « centre et la droite »

Présidentielle 2027 : après sa proposition d’une primaire aux contours flous, Gabriel Attal cible le « centre et la droite »

Qu’ils soient partisans ou non de cette idée, beaucoup de cadres macronistes et du parti Les Républicains ont vu dans l’appel à une « primaire des démocrates », lancé mercredi 28 octobre par Gabriel Attal au « 20 heures » de TF1, un aveu d’échec. Malgré une campagne frénétique, la candidature à la présidentielle de l’ancien premier ministre stagne dans les sondages. Pour maintenir sa candidature à flot et repousser l’échéance d’un retrait, il est maintenant ouvert à un tel mode de départage.

Challengeur d’Edouard Philippe, Gabriel Attal s’est d’abord distingué des avocats d’une primaire de la droite et du centre, en plaidant plutôt pour qu’elle se limite au périmètre du bloc central. Un moyen de s’opposer à la participation de l’actuel patron et candidat du parti des Républicains (LR), Bruno Retailleau.

Après la désignation de M. Attal comme candidat du parti présidentiel Renaissance au printemps, ses soutiens n’avaient pas de mots assez durs pour dénoncer la ligne conservatrice de l’ancien ministre de l’intérieur, obsédé par l’immigration et le pouvoir des juges. Beaucoup de proches du secrétaire général de Renaissance avaient déjà eu du mal à digérer la nomination du Vendéen Place Beauvau en 2024. Son profil faisait dire à Gabriel Attal, en juin 2025, dans les colonnes du Monde : « Je ne vois pas de projet de société commun aujourd’hui entre LR et nous, a fortiori pour une élection présidentielle. »

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