Culture

Manifesta, la biennale d’art contemporain, invite les artistes à occuper des « églises pantoufles » à l’abandon dans la Ruhr

Manifesta, la biennale d’art contemporain, invite les artistes à occuper des « églises pantoufles » à l’abandon dans la Ruhr

« Ceci n’est pas une église. » La formule qui donne son titre à la 16e édition de la biennale Manifesta reprend celle du tableau de Magritte. Si la pipe n’en est pas une, puisque c’est une peinture, les églises dont s’empare le grand rendez-vous de l’art contemporain, qui se tient jusqu’au 4 octobre dans la Ruhr, en Allemagne, n’en sont simplement plus. Après Palerme en 2018, Marseille en 2020, Pristina en 2022 et la banlieue de Barcelone en 2024, la biennale nomade européenne a choisi comme points d’ancrage des lieux de culte catholiques et protestants, mais qui sont progressivement désertés.

« Contrairement à la majorité des biennales, Manifesta ne commence jamais par une thématique, résume la Néerlandaise Hedwig Fijen, fondatrice de la manifestation. Mais plutôt des questions comme : que faire du passé dont nous avons hérité, quel futur voulons-nous pour notre collectivité ? C’est un catalyseur qui sert à poser de nouvelles bases pour repenser ensemble, et qui mise sur l’art au plus près des habitants. »

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