Politique

« Les moyens des pompiers sont à bout de souffle » : le financement de la sécurité civile en question

« Les moyens des pompiers sont à bout de souffle » : le financement de la sécurité civile en question

« Il faut tout de suite préparer le jour d’après. C’est ça, être maire », pose l’édile (Parti socialiste, PS) de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), Karim Bouamrane. Avec la présidente (Les Républicains) de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, le candidat à la présidentielle tenait une conférence de presse, jeudi 30 juillet, afin de mobiliser les élus pour soutenir la Gironde en proie aux flammes depuis le 22 juillet.

Outre l’appel aux dons lancé par l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité, Karim Bouamrane et Valérie Pécresse proposent aux villes franciliennes de s’engager dans un accompagnement durable de celles du département du Sud-Ouest. Le maire de Saint-Ouen a promis 100 000 euros et la présidente 500 000 masques FFP2. Concernant les moyens dans sa région, Mme Pécresse a aussi annoncé qu’elle consacrerait 2,8 millions d’euros supplémentaires aux sapeurs-pompiers, en plus des 8 millions déjà débloqués depuis 2016.

Les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), en première ligne dans la lutte contre les feux, ne sont pourtant pas une compétence régionale. Mais « il y a un consensus très fort au sein de toutes les régions pour être au rendez-vous de l’urgence et ne pas laisser les départements tout seuls, a expliqué Valérie Pécresse. Le sujet, c’est donc d’aider en investissement sur les matériels. »

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