Fin du tour de chauffe. Au terme d’une précampagne de près de deux ans, le candidat Edouard Philippe a opéré sa mue symbolique vers l’élection présidentielle, dimanche 5 juillet. L’ex-premier ministre tenait son premier grand meeting en vue de 2027 à l’Adidas Arena, dans le nord de Paris, en présence d’environ 5 000 personnes, selon ses équipes. Cet usage politique était une première pour l’enceinte sportive construite pour les Jeux olympiques de 2024.
Malgré une partie de la salle fermée et des gradins en hauteur pas totalement remplis, la scénographie a eu l’effet recherché : plonger le candidat au cœur de l’arène. Acclamé par ses soutiens scandant le slogan « Edouard président ! », le boxeur amateur est arrivé comme il est reparti pour son seul en scène : le poing levé, pour témoigner de sa détermination.
Désireux de fédérer le centre et la droite d’ici au premier tour, le 18 avril 2027, le candidat pouvait compter sur la présence des élus de son parti Horizons en tribune. Mais aussi de plusieurs figures du bloc central et de la galaxie du parti Les Républicains (LR). Outre les soutiens officialisés dans la semaine précédant l’événement, les macronistes Marc Ferracci, Sylvain Maillard, Constance Le Grip, Agnès Buzyn, François de Rugy, l’ex-secrétaire général adjoint du groupe LR à l’Assemblée Ladislas Vergne, ou encore les députés MoDem Maud Petit et Christophe Blanchet, sont venus l’écouter. Une manière pour le Havrais de marquer sa différence avec ses concurrents Gabriel Attal (Renaisssance) et Bruno Retailleau (LR), qui peinent à rassembler leurs propres partis.
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