Derrière la hausse, il y a, en réalité, des variations très faibles – qui vont en sens inverse, qui plus est. Au deuxième trimestre, le nombre de demandeurs d’emploi, qui n’ont pas d’activité, a progressé de 0,8 % par rapport aux trois premiers mois de l’année, atteignant 3,323 millions sur l’ensemble du territoire – outre-mer compris (sauf Mayotte).
Mais ce chiffre, rendu public mardi 28 juillet, est pollué par l’entrée en vigueur, en 2025, de règles nouvelles. Une fois corrigé de ces changements, il connaît une baisse estimée à 0,2 % comparativement au premier trimestre. C’est ce pourcentage qui « reflète le mieux l’évolution conjoncturelle du marché de l’emploi », selon la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), qui a diffusé les données, en partenariat avec l’opérateur France Travail.
Depuis un an, la construction des chiffres sur les demandeurs d’emploi a subi de profondes transformations. Désormais, France Travail enregistre trois catégories supplémentaires d’individus : les allocataires du revenu de solidarité active, les moins de 26 ans à la recherche d’un poste épaulés par les missions locales, les personnes handicapées bénéficiant d’un accompagnement spécifique pour reprendre un emploi. De plus, l’opérateur public a modifié les procédures pour mettre à jour les dossiers de ceux qui sont inscrits dans ses fichiers. Enfin, les sanctions appliquées aux demandeurs d’emploi qui manquent à leurs obligations ont été également retouchées. Toutes ces réformes ont eu un puissant retentissement sur les effectifs des affiliés à France Travail, les données devenant encore plus compliquées à décoder qu’auparavant.
Il vous reste 56.09% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.