Une centaine de militants antifascistes se sont rassemblés, dimanche 25 octobre, à Orléans, loin du congrès du Rassemblement national sécurisé par les forces de l’ordre, où Marine Le Pen doit prononcer dans l’après-midi son premier grand discours de campagne.
La préfecture avait interdit tout rassemblement dimanche dans un large périmètre à Orléans, ainsi que dans plusieurs communes aux alentours. Les manifestants se sont réunis en dehors de ce périmètre, devant le centre de rétention administrative (CRA). Peu après 13 heures, ces militants antifascistes étaient rassemblés sous les yeux des forces de l’ordre, à environ quatre kilomètres du Co’Met, l’arène de 10 000 places où la patronne du RN, Marine Le Pen, entend franchir une nouvelle étape de sa campagne pour l’élection présidentielle.
Le cortège a scandé « R comme racistes, N comme nazis, à bas, à bas, à bas le RN ! » ou « C’est pas les immigrés, c’est pas les sans-papiers. C’est les fachos qu’il faut virer ! », ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse.
Pour Fleur, 29 ans, « on ne peut pas laisser un parti fasciste faire un congrès comme si de rien n’était, comme si c’était un parti classique et lambda ».
Trois mille policiers et gendarmes déployés
« Nous sommes sur un lieu qui ne fait pas partie du périmètre d’interdiction de la préfecture », qui a refusé « sept propositions » de parcours, a déclaré Delphine, membre du collectif Ciao Fachos qui n’a pas souhaité donner son nom. « Nous avons subi des contrôles, des fouilles », a-t-elle déploré, au lendemain d’une manifestation anti-RN qui a réuni, dans le calme, entre 13 000 et 26 000 personnes selon les sources.
Ce rassemblement non déclaré vise à « dire que jamais nous ne laisserons le Rassemblement national et tous les fachos venir dans n’importe quelle ville de France, de l’Europe et du monde entier », a-t-elle ajouté.
Depuis samedi matin, 3 000 policiers et gendarmes sont déployés et la circulation interdite à Orléans, qui a des allures de ville en état de siège.
Le maire d’Orléans, Serge Grouard, avait déclaré samedi qu’il craignait des « débordements » dimanche après « des appels à des rassemblements non autorisés dont le mot d’ordre est de se rapprocher » du lieu où se tient le congrès du RN.