Même le dramatique attentat de Trappes (Yvelines), le 23 octobre, n’aura pas réussi à recréer d’union sacrée à gauche. Lundi 26 octobre, chacun avait choisi son rassemblement « contre le racisme et l’islamophobie ». Le coprésident de Place publique et candidat de la gauche sociale-démocrate à la présidentielle de 2027, Raphaël Glucksmann, et le reste de la gauche, ont emprunté une voie classique, en répondant à l’appel des associations et syndicats, dont SOS Racisme et la Ligue des Droits de l’Homme, qui avaient donné rendez-vous place Stalingrad, à Paris. Le chef de file de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, a, lui, préféré une réunion publique en forme d’écrin, organisée par le maire « insoumis » de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), Aly Diouara.
Dans la salle du conseil municipal de la commune de Seine-Saint-Denis, 400 personnes attendent le quadruple candidat à la présidentielle : des habitants mais également des militants venus d’autres villes, dont Paris. Quelques slogans rédigés sur des cartons donnent le ton. « Etre raciste n’est pas une maladie mentale », peut-on lire, en référence à l’interruption de la garde à vue du suspect pour des raisons psychiatriques. Assa Traoré, la fondatrice du comité Adama, proche de LFI, prend la parole en premier et appelle à « ne pas avoir peur des mots » pour qualifier « l’attentat raciste », qui a frappé la commune des Yvelines. « Ça aurait pu être vous », lance-t-elle aux habitants de La Courneuve, dont une grande partie est issue de l’immigration.
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